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Une journée en l’honneur du Professeur Frédéric Saudou

le 20 mars 2015
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Grenoble Institut des Neurosciences : avancées et perspectives 2015

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Vendredi 20 mars 2015, l’Université Joseph Fourier, le CHU de Grenoble et l’INSERM organisent une journée en l’honneur du Professeur Frédéric Saudou, directeur de Grenoble Institut des Neurosciences. L’occasion de saluer le parcours d’exception du neurobiologiste, deux fois primé en 2014 pour la qualité de ses recherches et d’explorer avec les neuroscientifiques grenoblois, les avancées et les perspectives de cet institut, le GIN, créé en 2007 et dédié à la recherche en neurosciences.

Frédéric Saudou, un neuroscientifique spécialiste de la maladie de Huntington

Nommé professeur à l’UJF (PU-PH) en septembre 2014, Frédéric Saudou est directeur du Grenoble Institut des Neurosciences (GIN - UJF/Inserm/CHU) depuis septembre 2013 jusqu’alors en qualité de directeur de recherche Inserm. Il a effectué sa thèse à l’université de Strasbourg, puis un stage postdoctoral à la Harvard Medical School. Il dirige une équipe de recherche à l’Institut Curie depuis 2000 et est directeur de l’unité Inserm U1005 UMR

CNRS 3306 depuis 2010. Son équipe s’est installée définitivement au GIN à Grenoble en décembre 2014.

Le Professeur Frédéric Saudou a reçu en 2014 deux prix prestigieux : le prix Lounsbery de l’Académie française et américaine et le prix « Coups d’élan pour la recherche française » de la fondation Bettencourt pour sa contribution majeure dans la compréhension des mécanismes moléculaires et cellulaires à la base de la maladie de Huntington.

Maladie de Huntington, de l’énergie pour le transport

Le transport des molécules dans les prolongements des neurones appelés axones est un processus capital pour la survie de ces cellules et le bon fonctionnement du système nerveux. Celui-ci est assuré par des vésicules qui se déplacent rapidement grâce à des moteurs moléculaires qui ont besoin d’énergie. Ces mécanismes sont trouvés altérés dans un grand nombre de pathologies neurodégénératives comme les maladies d’Alzheimer, Parkinson ou de Huntington. L’équipe de Frédéric Saudou s’intéresse plus particulièrement à la protéine huntingtine dont la mutation est à l’origine de la maladie de Huntington, une affection neurologique rare. Ses travaux ont montré que cette protéine joue un rôle essentiel dans le transport en contrôlant l’activité de ces moteurs moléculaires. Lorsque la protéine est mutée elle ne fonctionne plus correctement, les vésicules ne transportent alors plus les facteurs indispensables à la survie des cellules, induisant ainsi leur mort. Mais que fait exactement cette protéine ? L’équipe a montré plus récemment qu’elle maintient sur les vésicules une enzyme de la glycolyse qui permet la première étape de la transformation du glucose en énergie. Par ce mécanisme, les vésicules sont capables de bouger à l’intérieur des cellules sans l’énergie apportée par les mitochondries, pourtant principale source énergétique des cellules. En absence de huntingtine, ce mécanisme est altéré suggérant un déficit similaire chez les patients. Ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives thérapeutiques pour rétablir ce transport dans les neurones malades.


Mise à jour le 21 octobre 2016

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