Contenu

x

Moteur de recherche interne

Grenoble Institut des Neurosciences Grenoble Institut des Neurosciences

  • Youtube
  • Linkedin
  • Twitter

Accueil > L'Institut > Actualités > Actus Equipe Andrieux

Accéder au plan complet du site

Bases moléculaires et cellulaires des effets antidépresseurs de l'électro-convulsivothérapie

le 10 février 2017

Soutenance de thèse de Julie Jonckheere Ruiz de Larrinaga

vign-these.jpg
Le 10 février 2017, Julie Jonckheere Ruiz de Larrinaga a soutenu sa thèse intitulée "Bases moléculaires et cellulaires des effets antidépresseurs de l'électro-convulsivothérapie", préparée sous la direction d'Annie Andrieux et de Marie-Françoise Suaud-Chagny.

>> Lire en ligne

Résumé :
L'électroconvulsivothérapie (ECT) est une réponse thérapeutique reconnue comme efficace face à la résistance et au délai d'action des agents pharmacologiques, pour les épisodes dépressifs majeurs. Bien que l'efficacité thérapeutique des ECT soit reconnue de tous, la connaissance incomplète des effets biologiques qui sous tendent l'effet thérapeutique contribue à discréditer ce soin. Les marqueurs biologiques ne sont pas facilement accessible chez l’Homme, il a donc été développé chez les rongeurs, l’équivalent des ECT : les stimulations électro-convulsives (ECS). A ce jour, les divers résultats provenant des études chez les animaux n’ont permis d’obtenir des conclusions claires, et ceci est majoritairement dû à l’utilisation d’animaux naïfs. Dans ce contexte, l'objectif du projet de thèse était d'analyser les effets biologiques et comportementaux des ECS répétées, modèle de l'électro convulsivothérapie, sur un modèle animal de troubles psychiatriques : la souris MAP6 KO. En effet, ces souris expriment constitutivement des altérations biologiques et comportementales assimilées à certains symptômes de la dépression. Nous avons montré qu’un traitement par ECS améliore certaines des altérations comportementales des souris MAP6 KO, avec un maintien dans le temps différent selon le comportement analysé. Au niveau biologique, le traitement par ECS n’induit pas de modification détectable de l’expression des protéines dans le cerveau, mais induit une augmentation de la neurogénèse adulte hippocampal, et plus particulièrement une augmentation du taux d'intégration des neurones néoformés. L'augmentation du nombre de nouveaux neurones survivants pourrait être favorisée par l’augmentation de la complexité de l’arborisation dendritique et de la densité synaptique. De plus nous observons une augmentation de la densité des épines dendritiques dans les neurones corticaux et une augmentation de l’expression du BDNF dans l’hippocampe. En conclusion, le projet de thèse montre que les ECS appliquées aux souris MAP6 KO-ont un effet important au niveau de la plasticité cérébrale et plus particulièrement au niveau de l’intégration des nouveaux neurones issus de la neurogénèse adulte hippocampique.

Mise à jour le 31 décembre 2018

Membres
Associés renforcés
Associés simples